Annexe pédagogique

 

 

Les pièces d’Yves Cusset et leur intérêt pour un public de lycée

 

Les pièces d’Yves Cusset ont toutes la particularité de revisiter le questionnement philosophique par le biais de l’humour, et de proposer ainsi autant de morceaux de pensée joyeuse. Elles permettent aussi de travailler autrement certaines grandes références de la culture philosophique et littéraire abordée dans les classes de lycée (tout particulièrement Rien ne sert d’exister et La philosophie enseignée à ma chouette).

Ancien formateur des professeurs de philosophie et lui-même encore professeur de philosophie à temps partiel à l’Université de Bordeaux, il connaît bien le public scolaire ainsi que les spécificités de l’enseignement de la philosophie en terminale. Une représentation pour un public de lycéens est non seulement l’occasion de s’interroger sur les rapports entre rire et pensée, et d’analyser le pouvoir qu’a l’humour de susciter l’étonnement philosophique, mais elle permet plus généralement de travailler à une relation « décomplexée » aux grandes notions de la philosophie et aux formes de la pensée philosophique. Lors de représentations scolaires, certains professeurs de philosophie ont pu manifester en amont la crainte que les élèves ne prennent plus au sérieux leur discipline, mais c’est en vérité l’inverse qui se produit et les élèves se sentent ensuite autorisés à entrer de plain-pied en « philosophie ». Car c’est bien de « philosopher » qu’il s’agit, même dans une forme humoristique, et jamais de moquer la philosophie ou les philosophes.

 

Animations pédagogiques

 

Un travail de présentation du travail d’Yves Cusset peut être mené en amont de la représentation avec le professeur référent, avec pour axe la question toute simple de l’étonnement philosophique et de son double rapport à l’enfance et au rire. Cela permet aussi de faire émerger les représentations que les élèves peuvent avoir de l’acte de philosopher. Mais il vaut surtout la peine d’organiser un débat, animé par le professeur, à l’issue de la représentation, où les élèves pourront réagir à chaud à la proposition de l’auteur et comédien, et examiner éventuellement son rapport avec les questions qu’ils rencontrent en classe. Ils peuvent ensuite rédiger un petit écrit sur la manière dont la pièce a modifié ou non leur représentation initiale de la philosophie. Pour l’ensemble de ce travail, on peut bloquer entre 4 et 6h, avec plusieurs classes de lycée – et pas uniquement de terminale - qui seraient réunies pour la représentation.

Yves Cusset a aussi animé, autour de la représentation de ses spectacles en lycée, des ateliers d’écriture humoristique autour de questions philosophiques, qui peuvent donner lieu, en fonction du temps que le professeur peut consacrer au projet, à une restitution publique. Si ce projet, qu’il vaut mieux mener avec un petit groupe d’élèves volontaires,  demande beaucoup plus de temps, et a un coût supplémentaire, son apport pédagogique est grand, car il permet réellement aux élèves de se libérer de la crainte que peuvent susciter en eux les exigences rhétoriques de la dissertation et de l’argumentation philosophique. C’est un véritable exercice collectif de pensée joyeuse.

Conférences

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